Votre action a été enregistrée avec succès !
Fermer x
Lee Bae

Inscrivez vous gratuitement pour suivre l'exposition Lee Bae et bénéficiez d'offres exceptionnelles exclusives.

Lee Bae

Lee Bae, Sans titre

2011 Acrylique médium, noir de charbon sur toile 162 x 130 cm

Fermer

Achetez vos billets


    Nous n'avons pas de billets disponibles pour cette exposition. Découvrez nos offres spéciales de billetterie dès maintenant !


    L’exposition de Lee Bae, artiste né en Corée du Sud en 1956 et vivant en France depuis 1990, constitue une première exposition muséale pour cet artiste. Elle s’inscrit dans la continuité de notre programmation, qui, aux côtés de monographies d’exception et d’expositions thématiques d’envergure, s’ouvre régulièrement aux cultures plus éloignées, et notamment d’Asie (expositions Lee Ufan, Chung Sang-Hwa, Zeng Fanzhi ou Soonja Han par exemple). Pour découvrir le travail très sensible de Lee Bae, une trentaine de toiles sont rassemblées, souvent de très grand format (291 x 218 cm pour les plus grandes), toutes datées de 2011. 

 Un tracé noir au pinceau est apposé sur un fond blanc. Ces formes sont d’abord travaillées par l’artiste à l’encre de Chine sur papier. Il en choisit une et la répète jusqu’à acquérir une forme d’automatisme de la main. Ensuite il la peint sur une toile enduite de blanc avec un médium acrylique à base de charbon de bois. La conséquence du geste n’est jamais réversible, et l’artiste considère son œuvre presque comme une suite de performances silencieuses. 

La dimension temporelle et l’attitude comptent en effet autant que le résultat peint. Ces « formes / signes » n’ont d’ailleurs aucune signification, et ne sont pas à rapprocher d’une quelconque calligraphie. Il s’agit plutôt de « zones d’énergie, de pureté, de spiritualité » selon l’artiste. Des fulgurances mentales sont traduites par la main, le pinceau, et la matière noire du medium.
 Avant de peindre à l’acrylique, Lee Bae a très longtemps utilisé le charbon de bois pur, fixé une fois le geste réalisé. La densité du noir, le velouté de la matière, la pulvérulence et la volatilité de celle-ci ont attiré l’artiste, préoccupé à l’époque aussi et plus prosaïquement des coûts de ses matières premières. Le charbon est utilisé comme pigment sur la toile, mais aussi au sein d’installations au sol, dans lesquelles des amas de charbon envahissent l’espace. Assistant de Lee Ufan, Lee Bae a ensuite utilisé l’agrafe – son travail constituait alors à tendre les toiles du maître sur leur châssis. 
 Avec cette série de grandes toiles, réalisées pour la plupart à l’occasion de cette exposition, Lee Bae a voulu faire surgir des formes à même de suggérer l’énergie avec des moyens simples et sensibles. Pour lui, la surface du tableau doit être lisse comme une peau. Ses œuvres s’animent dans le silence, et rythment les murs dans une harmonie frappante, parfois monumentale, mais jamais dissonante.

    • nom_membre

      Connectez-vous

      Pour poster une critique
    • 12/10/2011

      Ma découverte fut celle du Coréen Lee Bae (…) deux grandes salles emplies de ses peintures permettent de plonger dans son travail à la beauté glacée où des formes noires se détachent sur un fond blanc-crème anesthésiant. (…) Ces formes abstraites créent une impression visuelle très pure, dépouillée, hyper-simple, devant laquelle on médite plus qu’on ne réfléchit.
      Voir la critique complète >>