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L’Orientalisme en Europe

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L’Orientalisme en Europe

Maurice Bompard, Une rue de l’Oasis de Chetma – Marseille, musée des Beaux-Arts

Friedrich Gärtner, San Cristo de la Luz – Munich, Städtische Galerie im Lebachhaus

Eugène Delacroix, Chasse au Tigre – Paris, Musée d’Orsay

L’Orientalisme en Europe

De Delacroix à Matisse

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    La fascination pour l’Orient qui traverse l’histoire de l’art occidental connait un essor tout particulier au XIXe siècle. Entre la campagne d’Egypte de Bonaparte (1798-1801) et le séjour de Matisse en Afrique du nord (1906), l’Orientalisme va connaître son véritable âge d’or. Les vues d’Egypte rapportées par les artistes qui accompagnèrent Bonaparte constituent, avec l’illustration des premiers actes de la légende napoléonienne, les premiers jalons d’une nouvelle découverte du monde oriental par le public européen. En suscitant un engouement dans toute l’Europe pour le passé pharaonique, elles initient un mouvement d’intérêt général et durable pour tout ce qui touche à l’Orient : Au siècle de Louis XIV on était helléniste, maintenant on est orientaliste pourra dire Victor Hugo. L’Orientalisme est indissociable de l’expansion coloniale européenne. Le déclin de l’empire ottoman, l’implantation des puissances européennes au Moyen-Orient, en Afrique du Nord vont ouvrir aux artistes les portes d’un monde qui restait jusque-là difficilement accessible. Le choc de cette rencontre leur ouvre de nouvelles perspectives. Au cours de son voyage au Maroc en 1832, Delacroix pensera trouver dans le dépaysement oriental des réponses à son profond désir de renouvellement. L’Orient lui apparaît comme le lieu de l’exaltation des sens, et l’Antiquité, qui est la référence commune de tous ces peintres de culture classique, semble ressusciter sous ses yeux avec les couleurs de la vie. La première génération de ces artistes fixe ainsi les traits fondamentaux d’un imaginaire que tant d’autres reprendront tout au long du siècle : ainsi d’Ingres à Gérôme, le succès continu de la représentation particulièrement fantasmée du Harem conforte l’idée de la troublante sensualité orientale. Loin des brumes de l’Europe, la puissance de la couleur et de la lumière s’exprime dans la splendeur des costumes ou l’exaltation des paysages grandioses et tout particulièrement du désert. Bientôt les peintres seront nombreux à faire le voyage vers l’autre bord de la Méditerranée, certains d’entre eux y faisant même de longs séjours. Ils se confronteront alors à la réalité des paysages, de la vie quotidienne des populations conquises. Très vite, parallèlement aux fictions exotiques et colorées qui connaissent un succès sans cesse grandissant auprès du public européen, un autre regard se développe, plus réaliste, déjà ethnographique, attentif à l’autre, et à sa fascinante différence. Les grandes figures de la Modernité, elles non plus, ne resteront pas insensibles à la tentation orientale. Renoir, Matisse, Kandinsky et Klee, feront comme tant d’autres le voyage en Orient. Mais si dans leurs oeuvres les leitmotive les plus éprouvés de l’Orientalisme sont bien présents, Odalisques, paysages lumineux, villes blanches écrasées sous le soleil, leur approche toute personnelle n’est visiblement plus la même. En renouvelant si radicalement le genre par leurs recherches plastiques, d’une certaine manière ils y mettront fin en lui donnant une toute autre signification. Avec plus de 120 oeuvres, peintures et sculptures, venant des plus grandes institutions internationales et de collections particulières, l’exposition L’Orientalisme en Europe, de Delacroix à Matisse, offrira un vaste panorama de l’orientalisme, non seulement en France mais aussi dans toute l’Europe : aux côtés des chefs-d’oeuvre d’Ingres, Delacroix, Fromentin, Gérôme, figureront des oeuvres d’artistes anglais, comme Lewis ou Alma-Tadema, allemands, (Bauernfeind, Müller), belges, (Portaels, Evenpoel), espagnols,(Villegas, Sorolla) italiens, (Fabbi, Simoni), et même un orientaliste turc, formé à Paris, Osman Hamdi Bey. Renoir, Matisse, Kandinsky, Klee, Macke, illustreront le dernier chapitre de l’exposition consacrée à l’Orientalisme moderniste. Cette exposition préfigure les grands rendez-vous artistiques que Marseille proposera dans le cadre de l’année 2013 où elle sera Capitale Européenne de la Culture.

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    • 06/08/2011

      une exposition dans la diversité des oeuvres et des peintres. Un voyage en orient au travers toiles et sculptures, un public conquis. pour ceux qui ne connaissent pas Marseille c’est aussi l’occasion de découvrir la vielle charité et le quartier du panier. bonne promenade

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    • 13/06/2011

      Une très belle expo dans un merveilleux bâtiment, une organisation des salles un peu compliquée, mais cela se mérite d’être à la « Vieille Charité », et le personnel chargé de guider les visiteurs est compétent et très courtois. Le titre de l’expo est un peu racoleur, peu de tableaux du XXème (n’y allez pas pour Matisse, par contre un petit Marquet et un petit Macke réjouissent l’oeil); Le coeur de l’expo, ce sont les grands coloristes du XIXème siècle: Delacroix, Gérôme, Géricault, Fromentin: pour certains de ces peintres une véritable redécouverte, et justice rendue. Beaucoup de tableaux ont été prêtés par le Musée Dahesh de New-York actuellement fermé: une très bonne opportunité de les voir. Si vous habitez Marseille ou si vous y passez, ne manquez ni la « Vieille Charité » ni cette exposition, c’est une parisienne qui le dit!

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    • 19/07/2011

      Après deux étapes à Bruxelles et à Munich, l’exposition sur l’Orientalisme en Europe termine son parcours à Marseille, dans ce lieu exceptionnel qu’est la Vieille Charité. Nous avions pu voir l’étape belge qui nous avait à la fois séduit par la qualité des tableaux, et fortement déçu en raison d’un accrochage totalement erratique qui rendait le propos absolument incompréhensible. Marseille évite cet écueil et sa muséographie linéaire et très simple, imposée par la disposition des salles, rend immédiatement intelligible la démonstration. A la fois thématique et chronologique, la visite permet au visiteur de comprendre les enjeux et l’évolution de ce que l’on appelle l’Orientalisme.
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    • 10/06/2011

      Montée dans les salles très contraignantes de la Vieille Charité (…), la présentation réunit un large panorama des meilleurs représentants européens de ce courant pictural. Quitte à en donner une image foisonnante. Car, comme l’illustre l’accrochage d’une grande clarté, l’orientalisme n’a jamais été un véritable style ni même une école (…).
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