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Monet

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Monet

Claude Monet, L’Ancienne rue de la Chaussée d’Argenteuil

Claude Monet, Inondation de la Seine à Vetheuil

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Au Musée Marmottan et dans les collections Suisses...

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    De l’ironie à la consécration : naissance du néologisme « impressionniste » La vie et l’œuvre de Claude Monet apparaissent comme un symbole incontesté du mouvement impressionniste. En 1874, la Société anonyme de peintres, sculpteurs et graveurs organise dans l’atelier du photographe Nadar, une exposition qui regroupe des artistes désireux de s’éloigner des Salons officiels. Les visiteurs découvrent un genre de peinture nouvelle : une composition inhabituelle, une couleur claire, appliquée de façon généreuse et spontanée et des sujets qui appartiennent au monde du quotidien. Un journaliste du Charivari, Louis Leroy, inspiré par le tableau de Monet « Impression, soleil levant », invente le néologisme « impressionniste», qui lui parut bien caractériser l’atmosphère de l’exposition. Ce mot s’introduit peu à peu dans le vocabulaire de la critique de l’art, le terme frappe et le public l’adopte pour remplacer celui « d’intransigeant » donné à ces peintres auparavant. Né de la dérision, ce vocable impressionnisme devient une bannière dont Monet, sans le vouloir, avait déclenché le titre d’un des mouvements les plus célèbres de l’histoire de l’art. Le Musée Marmottan : la plus importante collection au monde d’œuvres de Monet La Fondation pourra bénéficier de prêts du Musée Marmottan et de tableaux provenant de la Suisse, de nos musées et de collections particulières de notre pays. Situé dans le beau quartier de la Muette, le musée Marmottan est connu pour ses célèbres toiles impressionnistes. Ancien pavillon de chasse du duc de Valmy, ledit musée est acquis en 1882 par Jules Marmottan. Son fils Paul, en fait sa demeure et l’agrandit d’un pavillon de chasse destiné à recevoir des objets d’art. A sa mort en 1932, il lègue à l’Académie des Beaux-Arts, l’ensemble de ses collections ainsi que son hôtel particulier. Le musée Marmottan naît en 1934 dans ce bel hôtel particulier du XIXe siècle avec un ensemble exceptionnel de chefs-d’œuvre du Premier Empire. En 1957, le Musée Marmottan bénéficie d’une donation de la collection de Victorine Donop de Monchy, héritée de son père le docteur Georges de Bellio, médecin de Monet, un des premiers amateurs de la peinture impressionniste. En 1966, Michel Monet, fils du peintre, lègue les tableaux reçus de son père au Musée Marmottan qui devient ainsi le Musée de la plus importante collection au monde d’œuvres de Claude Monet. Monet (1840-1926) : une vie longue vouée à la peinture qui se chevauche sur 2 siècles Né à Paris, Claude Monet passe sa jeunesse au Havre où sa famille s’installe quelque cinq ans plus tard. La Seine se jette dans la mer au Havre et explique la passion de Monet pour ce fleuve si souvent présent dans son oeuvre. Très jeune, le futur peintre, caricature les Havrais et collecte ainsi ses premiers petits sous. Eugène Boudin pratique son art au Havre et emmène un jour Monet peindre dans la campagne. Une véritable révélation pour le futur impressionniste qui déclare plus tard : « Ce fut comme un voile qui se déchire ; j’avais saisi ce que pouvait être la peinture ; par le seul exemple de cet artiste épris de son art et d’indépendance, ma destinée de peindre était ouverte ». A Paris en 1859, il travaille à l’Académie suisse et y rencontre Pissarro. Après son service militaire en Algérie où il reçoit « des impressions de lumière et de couleur qui contenaient le germe de mes recherches à venir », il rentre au Havre, y retrouve Boudin et le Hollandais Jongking, lui aussi passionné de paysagisme en plein air surtout de transparence atmosphérique. De retour à Paris en 1862, il fréquente l’atelier de Charles Gleyre et se lie d’amitié avec Renoir, Sisley, Bazille, avec lesquels Monet partage les tendances naturalistes et antiacadémiques. Ensemble ils vont travailler sur le motif dans la forêt de Fontainebleau. Monet et ses amis exposent au Salon de 1868 et sont mal acceptés par la critique officielle et le public. En 1870, la guerre franco-prussienne éclate, après la défaite de Sedan, Monet avec Pissarro se réfugie à Londres. Les œuvres de Turner et de Constable vont marquer les deux exilés. Monet rentre à Paris en 1871 en passant par la Hollande. Les reflets des rivières de ce pays comme ceux de la Tamise, irisés par une lumière rampante, provoquent une fascination pour le futur peintre des nymphéas. La même année il s’installe à Argenteuil, village au bord de la Seine non loin de Paris connu pour ses régates. C’est le début d’une décennie productive et d’une technique nouvelle. Il exclut les couleurs locales en faveur des complémentaires et les ombres deviennent couleur animée par la lumière. La surface picturale des ces toiles atteint un dynamisme joyeux grâce à de petites touches fragmentées posées en virgule, accolées les unes aux autres. Cette modulation des couleurs détermine les formes et l’espace et se prête bien pour décrire les aspects mouvants de la nature, le scintillement de l’eau des rivières, le frémissement des feuillages dans le soleil. Il fixe le caractère éphémère de la nature sans les immobiliser mais en leur donnant une réalité poétique. En 1874, c’est le baptême du mouvement impressionniste, dont la deuxième exposition se tient chez Durand-Ruel en 1876. A partir de 1878, il s’établit à Vétheuil, où s’éteint son épouse Camille Doncieux, l’année suivante, à l’âge de 32 ans. Deux fils étaient nés de cette union, Jean et Michel. Ce village lui inspire de nombreuses toiles dans lesquelles il saisit les variations du temps : le brouillard matinal, les paysages hivernaux dans lesquels il décrit le deuil de la nature pour l’aider à surmonter la mort de sa chère Camille. Rejoint par Alice Hoschedé, épouse de son premier mécène ruiné Ernest, Monet avec ses fils et les six enfants de sa compagne, habitent deux ans à Poissy de 1881 à 1883. Il participe à la septième exposition des impressionnistes en 1882 et en 1883 une rétrospective se tient chez Durand-Ruel avec 56 tableaux. Cette même année, Monet découvre Giverny, village entre l’Ile-de-France et la Normandie, où il se fixe avec sa famille jusqu’à sa mort. Au début, Monet voyage beaucoup : avec Renoir sur la Côte d’Azur et en Italie, en Hollande, à Londres. Il expose à Bruxelles en 1886, ainsi qu’à New York, grâce à Durand-Ruel. En 1889, la galerie Georges Petit réunit Monet-Rodin, un événement qui fait date dans l’histoire de l’art. Des séjours en Norvège, Venise et dans la Creuse ponctuent encore la vie de cet artiste errant. A partir de l’automne 1890, le peintre transforme sa propriété et acquiert quelques terrains avoisinants. Le jardin potager devient une vallée de pivoines, de lys, d’iris, géré par cinq jardiniers. Il se passionne pour cet espace, il aménage un « jardin d’eau » agrémenté d’un pont japonais, probablement inspiré par son importante collection d’estampes japonaises comprenant des œuvres de Hokusai et de Hiroshige, dont une cinquantaine sera présentée pendant l’exposition. Pour son étang, il détourne le cours de l’Epte. Les nymphéas envahissent la surface de l’eau. Depuis 1895, son jardin devient sa grande source d’inspirations « …tout à coup j’ai eu la révélation des fééries de mon jardin. J’ai pris ma palette…depuis ce temps je n’ai guère eu d’autres modèles ». A partir de 1906, le thème des nymphéas se révèle presque exclusif. Les couleurs se fondent et se confondent dans une harmonie subtile. Les tons ne sont qu’irisation, avec une sensation de changement incessant. De ces visions végétales, où l’eau affleure, le peintre pousse l’impressionnisme à une expression quasi abstraite. En 1911, survient le décès d’Alice Hoschedé, sa deuxième femme depuis 1892. Le 5 décembre 1926, le patriarche de Giverny, âgé de quatre-vingt-six ans, quitte ce monde dont il a essayé sans relâche de transcrire par d’éblouissantes couleurs les sentiments que lui inspirait la nature. De quelques thèmes et de quelques tableaux Monet peint pendant plus de soixante ans et à l’aube de sa vie, il porte un jugement sur son travail et déclare : « …ma seule vertu, c’est d’avoir peint directement d’après nature, en essayant de transcrire les impressions que produisaient sur moi les changements les plus fugaces ». Il vit toujours non loin de la Seine, et c’est dans sa vallée qu’il trouve la plupart de ses sujets : le tableau « La Seine à Argenteuil, 1874 » (Kunstmuseum Bern, Legat Robert Vatter) en témoigne. Son intérêt pour les paysages et l’eau ne se démentira jamais, même loin de son pays, à Londres, « Le parlement. Reflets sur la Tamise, 1899-1901 » (Musée Marmottan Monet, Paris) c’est encore les reflets sur l’eau du fleuve londonien qu’il traque et qu’il colore d’harmonies délicates aux multiples sensations. Le parlement dont il peint les effets architecturaux atteste de ce nouvel urbanisme de Londres comme les récentes réalisations du baron Hausmann à Paris. L’étude de l’irisation de l’eau et de ses multiples miroitements trouvent son apothéose dans les « Nymphéas, 1903 » (Musée Marmottan Monet, Paris) et dans « Le Pont japonais, 1918 » (Musée Marmottan Monet, Paris). A part l’eau et son spectacle sans cesse renouvelé, Monet est un homme de son temps, il rend aussi hommage par huit vues de la gare Saint-Lazare, antichambre de tous les départs vers les banlieues à la mode, vers sa chère Normandie, vers Londres… « Le pont de l’Europe Gare Saint-Lazare, 1877 » (Musée Marmottan Monet, Paris), restitue toute une poétique de la vie moderne. Dans le traitement rapide de la fumée, on retrouve la technique instantanée du peintre impressionniste. Les jeux de la vapeur soulignent les structures métalliques du pont. L’exposition Claude Monet de la Fondation, grâce à des prêts prestigieux, offrira au public un voyage où la réalité est recomposée à partir de la lumière à laquelle l’artiste fait subir des variations infinies. Une invitation à l’étude de la nature, des paysages, de l’urbanisme dans un souci de capter le réel dans ses apparences les plus fugitives. Un véritable hymne à la lumière et à la couleur.

    Dates 17/06/2011 - 20/11/2011
    Domaines art moderne
    peinture
    Période XXe siècle
    Artiste Claude Monet
    Site officiel Fondation Pierre Gianadda
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    • 23/09/2011

      Le déroulé de l’accrochage suisse est convaincant, bien que l’on puisse y déplorer un manque d’informations et de médiation. Le parcours, situé au coeur de l’immense hall de la Fondation, ne participe pas non plus à la concentration du visiteur, mais permet une vue panoramique de l’ensemble des oeuvres.
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    • 12/08/2011

      Après La Normandie, le Grand Palais et Marmottan, le maître du soleil levant s’expose à Martigny, sûr de son succès, avec soixante-dix peintures dont vingt-six sont exceptionnellement prêtées par le Musée Marmottan. Impression… de déjà vu ? Pour un visiteur français, certainement. Mais la Fondation Gianadda a également puisé dans les richesses des musées suisses (à Bâle, Berne, Lausanne, Zurich …) et réserve quelques surprises en dévoilant des toiles issues de collections privées, rarement voire jamais présentées au public.
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