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Albanie, 1207 Km EST

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Albanie, 1207 Km EST

Léonard Qylafi, Imagery 7 2014, huile sur toile, 103,3 x 77,3cm. Prêt de l\'artiste. © Léonard Qylafi

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    1207 kilomètres séparent Marseille de Tirana, la capitale de l’Albanie, soit à peine le double du trajet Paris-Marseille ou, à quelques kilomètres près, la distance qui sépare la cité phocéenne de Berlin. L’ambition de ce projet est d’attirer l’attention sur un pays des Balkans géographiquement et culturellement proche de nous, dont l’histoire et l’identité appartiennent pleinement à la culture méditerranéenne mais qui demeure pourtant assez méconnu des Français. Il se trouve que l’histoire et l’identité albanaises sont aujourd’hui au cœur des préoccupations des artistes de ce pays, pour la plupart encore marqués par la chute du régime communiste, en 1991, et la mise en place d’une houleuse « période de transition ».

    Leur donner la parole est une manière de nous interroger nous-mêmes sur ce que nous savons du passé et de l’actualité de l’Albanie, des questions de société qui la traversent et de sa géopolitique, au point de basculement entre l’Adriatique et la Méditerranée, entre les frontières du Monténégro, du Kosovo, de la Macédoine et de la Grèce.

    Après les dialogues engagés ces dernières années avec des artistes venus du Maroc, de Grèce ou de Tunisie, le Mucem propose ici une discussion avec onze artistes albanais contemporains, tous engagés d’une manière ou d’une autre dans un questionnement sur l’identité de leur pays. Il ne s’agit évidemment pas de les enfermer dans cette quête identitaire. Toute œuvre porte en elle une aspiration à l’universel, même si elle prend ses racines dans un terreau particulier. Or, il semble que le terreau albanais soit particulièrement riche…

    Après avoir subi une des pires dictatures de l’après-Seconde Guerre mondiale, les soubresauts du postcommunisme et les conséquences indirectes des guerres des Balkans, l’Albanie est depuis 2009 candidate officielle à l’entrée dans l’Union européenne. Elle est par ailleurs l’un des rares pays au monde à avoir un Premier ministre artiste, féru d’art contemporain international, Edi Rama, depuis 2013. Maire de Tirana entre 2000 et 2004, il s’était déjà fait connaître pour avoir fait repeindre la ville en couleurs vives, matérialisant une utopie artistique souvent exprimée mais rarement mise en acte, basée sur l’hypothèse du pouvoir des artistes à changer la vie. Cette opération a marqué les esprits et retentit encore sur la scène artistique du pays, comme retentissent les questionnements autour d’une mémoire collective à reconstruire, d’un passé communiste à dépasser, d’un folklore à interroger avec précaution.

    Cette exposition rassemble, autour de ces questions, des œuvres d’artistes albanais émergents, sélectionnés par un jury international, avec la participation des conservatrices du Centre Pompidou, Christine Macel et Alicia Knock, pour le Salon d’art contemporain de Tirana en 2015, et des œuvres d’artistes albanais présents dans les collections françaises, bien connus du public international. Les références à l’histoire, au folklore albanais, au réalisme socialiste ou aux événements marquants de la « période de transition » sont omniprésentes dans ces œuvres. C’est la raison pour laquelle le Mucem a choisi de les faire dialoguer avec un tableau réaliste socialiste prêté par la Galerie nationale de Tirana (une huile sur toile de Zef Soshi, Krijimi i kooperativës në Mal ësi [La Création de la coopérative dans les montagnes], 1974) et avec les collections historiques albanaises tirées des collections du Mucem (dépôt du Musée national d’histoire naturelle). Ces dernières ont été sélectionnées, interprétées et confrontées à d’autres objets par une artiste albanaise contemporaine, Edit Pulaj, par ailleurs bonne connaisseuse de l’art populaire albanais.

    Plusieurs axes se croisent donc dans l’exposition : les liens entre art, pouvoir, image, imagerie, histoire, propagande… dans un pays encore très marqué par son passé récent, vingt-cinq ans après la chute de la dictature communiste ; les liens entre folklore et identité ; le pouvoir des artistes à changer la ville et la vie, notamment à travers l’opération urbanistico-artistique des années 2000 à Tirana.

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