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Éric Tabuchi, Tables et Matières

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Éric Tabuchi, Tables et Matières

© Eric Tabuchi, Videopod, Atlas of Forms, 2015

Éric Tabuchi, Tables et Matières

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    Alphabet Truck, Twentysix Abandoned Gasoline Stations ou encore Hyper Trophy … C’est à partir de ces éditions d’Éric Tabuchi, acquises par les Abattoirs pour sa collection de livres d'artistes, qu’a été proposée une invitation à l’artiste. Ce corpus constitue un accès à son travail, "une manière d’y accéder par une porte dérobée".

    Éric Tabuchi est né voici quelques décennies à Paris. Sa pratique de la photographie débute fin des années 1990 et procède dès le départ par typologies. Photographe sériel, il trouve dans cette approche mécaniste une façon d’objectiver ses affects et ne quittera dès lors ce principe de mise à distance du réel autant que de sa propre histoire.

    Éric Tabuchi est aussi, d’une certaine façon, collectionneur. Il collectionne non pas les objets mais leur représentation par le biais de la photographie et réalise une collection "immatérielle" : stations-services abandonnées, restaurants chinois situés aux abords des villes, pistes de skateboards en pleine ruralité française, églises modernes de la Lorraine témoins de la guerre et des traces qu'elle a laissées dans le paysage etc.

    Depuis quinze ans, arpenteur du territoire français, il en "cartographie" ses contours à travers les zones péri-urbaines, ces lieux en instance de désertification, de disparition ou de construction. Témoin d’un monde instable, il navigue à la marge. "Je travaille essentiellement sur l’entre-deux qui est une forme métaphorique de l’entre-deux culturel", dit-il. Cependant cet entre-deux trahit aussi un goût du paradoxe qui consiste à concilier les contraires : planéité/volume, Pop/art conceptuel, émotion/raison, spécifique/générique, nomade/ sédentaire "J'aime être au milieu", avoue-t-il.

    Chez Tabuchi, une photographie, une sculpture, une installation, un livre ou encore une image puisée dans le réel ou sur internet participent à la logique et à la rigueur d’une même œuvre, à ce que l’artiste appelle le récit. Car pour lui, aucune image n'appartient vraiment à son auteur, ce qui lui appartient en revanche, c'est ce qu'il raconte avec ces images.

    Tables et Matières, une exposition qui se déploie au cœur des espaces de la médiathèque des Abattoirs, met en opposition spatiale les différences et complémentarités du travail d’Éric Tabuchi liées à la série, aux typologies, au classement et à l’archivage. Ce projet singulier a été conçu en prenant pour point de départ la nature spécifique du lieu, son architecture mais aussi ses collections. Deux salles, deux hémisphères distincts consacrés à l'architecture vernaculaire, se complètent. L'un issu de l’Atlas of Forms, une collection d'images anonymes sur l'architecture globale, collectées au fil de longues navigations sur internet et classées par types de formes ; et l'autre, montrant des séries de photographies thématiques prises par l’artiste exclusivement en France. Deux façons, l'une virtuelle, l'autre physique, d'explorer le réel et ses représentations.

    Territoire de l'entre-deux, plongé dans la pénombre, le visiteur pénètre d'abord dans un espace où sont projetées des séries d'images provenant de la collection de livres d'artistes des Abattoirs mêlées aux images d’Éric Tabuchi.

    Deux autres interventions ponctuent l'exposition, les Amalgames, série de livres en bois disposés dans les rayonnages de la bibliothèque et les Écrans, motifs de marqueterie réalisés en papier de verre ou formes et textes en découpe suspendus au-dessus des lutrins, renvoient au travail de sculpture de l'artiste.

    Même si la photographie objective allemande l’a profondément marqué, Éric Tabuchi, par goût de la désinvolture, se sent plus proche de la fantaisie d’artistes californiens comme John Baldessari, Ed Ruscha ou Douglas Huebler. D'un côté, il emprunte le principe descriptif et sériel des Becher, de l'autre, les protocoles absurdes des artistes californiens. Il parle alors d'objectivité Pop, du moins pour la forme ; quant au fond, ce qu'il raconte, est personnel.

    Dates 23/09/2016 - 07/01/2017
    Site officiel Les Abattoirs
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