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Zheng Guogu

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Where does energy inhabit?

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    La Galerie Chantal Crousel a le plaisir de présenter la toute première exposition en France de l’artiste, avec une série d’oeuvres créées entre 2007 et 2015.

    Une feuille de thé donne naissance à vingt-huit mille boutons de fleur, formant ainsi un écosystème concentré, ou plutôt une forêt dense. Lentement la forêt se purifie, peu à peu ; une fois toutes les impuretés éliminées, elle se transforme en une source d’énergie. Une fois créée, l’énergie pure devient un monde monocristallin. Notre corps peut ne pas guérir tout seul, mais boire du thé lui permet de se rétablir pendant le temps où le thé sert d’intermédiaire. —Zheng Guogu

    L’actuelle conscience historique, apparemment trop évidente, va de pair avec la dégradation de la perception humaine. Ainsi nous semble-t-il difficile d’imaginer l’enchevêtrement dynamique et mystérieux de l’ordre et du chaos dans l’histoire; paradoxalement, un nombre croissant de recherches contemporaines en biologie et physique ont montré que la plupart des systèmes biologiques et de nombreux systèmes physiques sont discontinus, hétérogènes et irréguliers. La structure complexe et le comportement capricieux des systèmes de vie peuvent moins être attribués à des règles ou à des modèles qu’à une volonté de se soumettre au chaos.

    Un système dynamique aussi riche en turbulences et particularités chaotiques est peut-être ce à quoi les artistes contemporains sont confrontés; son flot se caractérise par des incertitudes spatiales. Les dernières œuvres de l’artiste chinois Zheng Guogu tentent de révéler le flux d’énergie se cachant dans le processus perceptif. Le prétendu « à voir » correspond en réalité au processus d’utilisation de l’énergie dans tout le corps permettant de saisir les multiples dimensions spatiales. Dans les peintures de l’artiste, la vibration des fréquences de couleurs reste étroitement liée au fonctionnement des artères humaines et des veines, ainsi qu’au mouvement de l’univers. Par extension, la vibration agit comme le tempérant d’une vision existentielle.

    Pour Zheng Guogu, la peinture est un espace bidimensionnel qu’il doit endurer, et la manière d’accéder librement à cet espace, de voir au travers des sortilèges et illusions de notre ère, constitue l’objectif clé et persistant de sa pratique. L’inspiration spirituelle du concept de mahottara (un terme bouddhiste, signifiant « grande illusion ») n’est pas seulement incarnée dans des symboles religieux et représentée dans les peintures traditionnelles thangka. Zheng transforme les connaissances acquises et développe un processus de peinture finement lié à notre ère, laquelle est mise au défi par la malédiction de l’effondrement et dans le même temps bénie par de grandes possibilités. Éclairé par les representations du mahottara et des moulins à prière Mantra, ainsi que par une série de pratiques picturales liées, l’artiste perçoit plus clairement le champ d’énergie alentour et le système des méridiens* de son propre corps. En tant que spectateurs nous pouvons être guidés au travers de sa perception pour progressivement entrer dans un espace ambigu et intangible. Dans ce sens, la peinture révèle un processus exploratoire d’échange d’énergie dans tout le corps et ses environs. Ainsi l’espace d’exposition se transforme à son tour en un espace vibrant recueillant l’énergie et la sagesse d’un « monde monocristallin » (par exemple le thé).

    Je doute que la poussière contenue dans l’air devienne nourriture pour les fantômes, ou que le système de couleur porté par notre chaire humaine puisse répondre à la séparation et la réunion de l’énergie cosmique. Quoi qu’il en soit, les œuvres de Zheng inspirent au moins à notre imagination une dimension spatiale difficile à percevoir. Les cycles de flux continus semblent exister entre les œuvres et nos corps ainsi que les émotions « suscitées » et « non suscitées ». Ce rapport à l’œuvre renvoie aux aléas du rythme de la vie de chaque individu et fait écho à la dimension de chacun – dimension qui est différente de celle du monde.

    Dates 08/06/2016 - 23/07/2016
    Site officiel Galerie Chantal Crousel
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