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Iconographie, l'œuvre comme collection d'images

Alun Williams, Six Fornarinas, 2010 Huile et acrylique sur toile, 130,3 x 161,4 cm Collection FRAC Limousin / © Alun Williams

Joan Rabascall, Love story TV, 1996 Photographie couleur, 20 x 30 cm Collection FRAC Limousin / © Adagp, Paris

Iconographie, l'œuvre comme collection d'images

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    Cette exposition explore le très vaste thème de l’iconographie en privilégiant, aux Coopérateurs, l’œuvre comme collection d’images trouvées. Cette préoccupation n’est pas nouvelle dans l’art, mais elle a pris un souffle très important au XXème siècle.

    Le développement de 1925 à 1929 de l’Atlas Mnémosyne par l’historien d’art Aby Warburg est considéré comme une nouvelle méthode de recherche et d’analyse en histoire de l’art à partir du montage d’images sans aucun commentaire.(1) Lorsqu’il passe à l’Ouest en 1961, Gerhard Richter débute l’Atlas, une collection d’images photographiques d’abord familiales, puis publicitaires ou d’actualité, qui seront les sources de ses peintures hyperréalistes. Rappelons que le couple de photographes allemands Bernd & Hilla Becher commence sa collection photographique de typologies d’architectures industrielles à partir de 1958, et que le travail de Christian Boltanski, notamment basé sur l’archéologie de sa mémoire d’enfant, puis des albums de photos de famille, de classe, débute à la fin des années soixante.

    En confrontant des collections d’images choisies et présentées par des artistes d’une même génération, l’exposition suggère différentes hypothèses d’interprétation en lien avec les techniques employées. Ainsi, la présence de plusieurs œuvres de Joan Rabascall (né en 1935) précise son acuité dans l’analyse des mass-média et l’envergure de sa recherche sur le statut de l’œuvre d’art. Une sérigraphie de Ramon (né en 1931) témoigne de son goût pour le cinéma d’avant-garde russe.

    Une vaste salle est consacrée à Hans-Peter Feldmann (né en 1941). Depuis les années soixante, l’artiste s’attache à la collection d’images de toute nature pour « essayer de classer les rêves en catégories ». La présence d’Ernest T. (né pendant la seconde guerre mondiale) et de ses alter-ego Taroop & Glabel montre également que l’observation du milieu de l’art peut être une source d’inspiration. Le dialogue entre Feldmann et Ernest T. s’intensifie dans l’exposition. Il a débuté en 2001 par le catalogue d’exposition « Jean-Pierre Magazine » et trouve ici, dans les liens entre les œuvres, de singuliers rebondissements.

    La collection complète des magazines « Gratuits » édités par Gilles Mahé (1943-1999) entre 1979 et 1994 est intégralement présentée. En plus de poser de façon explicite la question de la diffusion, elle montre également la prédilection qu’avait l’artiste pour les réalisations collectives, son sens de la négociation et du dialogue.

    Une très belle série de dessins aux crayons de couleurs, « Le bonheur illustré », réalisée par Annette Messager (née en 1943) côtoie plusieurs œuvres de Dorothée Selz (née en 1946) qui s’appuient sur des images préexistantes « augmentées » par des rehauts de matière colorée.

    La génération suivante, née à la fin des années 1950, a parfois été influencée par les pratiques de ces artistes. Ainsi, on sait que Jean-Jacques Rullier (né en 1962) a suivi l’enseignement de Boltanski qui lui a transmis son goût pour les livres. Le parcours de Claude Closky (né en 1963) est également très prolifique et semble pousser la question de l’œuvre (et son contraire, le désœuvrement) jusqu’aux limites de l’absurde.

    La présence d’une troisième génération est esquissée dans l’exposition par la présence d’œuvres de documentation céline duval et d’Hippolyte Hentgen. La jeune normande (née en 1977) a choisi un nom d’artiste qui la positionne dans un domaine précis, celui de la documentation (et donc de l’iconographie). Les deux petits dessins aux crayons de couleurs faits à quatre mains par le duo Hippolyte Hentgen (nées en 1977 et 1980) aborde le thème de la collection d’images sous l’angle de l’intérieur bourgeois du collectionneur qui, aux yeux des deux jeunes artistes délurées, a l’air d’un monstre extra-terrestre tout à fait improbable.

    Cette exposition sur le thème de l’œuvre comme collection d’images présente trois générations successives d’artistes européens, et permet de mettre en perspective les moyens utilisés par les artistes pour donner forme à leurs œuvres avec les techniques de reproduction et de diffusion des images.

    Dates 20/11/2015 - 05/03/2016
    Période XXe siècle
    Site officiel FRAC Limousin
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