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Une exposition proposée par Guido Romero

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    Une américaine expose à Paris. Cette conjonction duelle ne serait rien si une dimension étrangement transatlantique ne résidait dans son œuvre. Transatlantique dans une acception culturelle, pour une fois…

    Originaire de Nouvelle Angleterre, Rosy Lamb, peintre et sculpteur figuratif, semble la dépositaire d'une esthétique rare, encore nourrie au lait d’un puissant savoir-faire technique (artisanal oserait-on, si le terme autant que l’idée n’étaient tant récusés dans l’art contemporain) qu'elle traiterait, en enfant de l’Amérique, avec la liberté d'un pionnier déterminé à explorer avec ce dont il dispose. 

    Son prisme, sa technique, autant que sa narration, nous livrent un fruit atypique, noble bâtard de l'Amérique et de l'Europe.   Rosy Lamb peint des sujets nus et absorbés jusqu’à atteindre une dimension métaphysique. Exempt de religiosité, il se dégage pourtant de ce subtil accès à la chair une forme de piété. Peut-être parce que Rosy Lamb explore la profondeur avec l'assiduité d'un sacerdoce. En l’approchant dans l'atelier qui est un antre, l'on se figure que sa recherche, telle la quête d'un être de fiction fantastique, la laisse exsangue et qu'il ne reste probablement en elle presque rien à offrir à la vie du dehors, celle qui roule autour de nous et dans laquelle nous autres sommes pris. Ses peintures offrent une incursion dans un monde qui ne se laisse pas atteindre, fait rare s’il en est aujourd’hui. Observer ses œuvres donne le sentiment d'apercevoir une échappatoire par un interstice privilégié.  Il y a deux ans, la Galerie Guido Romero Pierini dévoilait le travail de cette artiste pour la première fois à Paris. Elle nous livre là ses œuvresles plus récentes, fruit d'une pérégrination artistique qui ne s’accorde aucun répit.

    Il y a deux ans, ma femme m’a traîné à un vernissage dans une galerie qui exposait des œuvres de Rosy Lamb. Je déteste les vernissages, mais j’aime ma femme, alors je l’ai accompagnée. En arrivant à la galerie, tout s’est passé comme prévu.

    Le champagne était là, l’artiste qui exposait ses œuvres était pétrifiée (à l’idée) de dévoiler son travail, et les invités marchaient à la queue leu leu en s’arrêtant devant chaque tableau avec un air inspiré. Bref, un vernissage.

    Je fais comme tout le monde, je tournicote dans la galerie, et là, devant une toile qui représente une femme nue qui dort, mes jambes ne répondent plus, je n’arrive plus à bouger. Je reste plusieurs minutes les yeux accrochés à ce tableau et, chose qui ne m’est jamais arrivée dans une galerie de peinture, je ressens une émotion. J’achète ce tableau sans réfléchir, puis un autre, car ça me refait le coup deux œuvres plus loin, et contrairement à ce que pense mon banquier, j’ai le sentiment de m’être enrichi.

    Ça serait trop long et trop personnel de vous expliquer... Et d’autres le feront mieux que moi. Je suis incapable de vous expliquer pourquoi le travail de Rosy Lamb me touche. Mais ce que je peux vous dire, c’est que je... Je regarde ses toiles tous les jours - enfin si on peut appeler cela des toiles, vu qu’elle peint essentiellement sur du plâtre - et cela me rend heureux.

    Texte © Sébastien Thiéry, comédien et dramaturge

    Dates 12/11/2015 - 26/11/2015
    Domaine peinture
    Période XXIe siècle
    Site officiel Les galeries nomades de Guido Romero Pierini
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