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IL voyage autour de mon crâne

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IL voyage autour de mon crâne

Isabelle Lévénez - IL voyage autour de mon crâne, 2015

huile et pigments sur papier, 50 x 70 cm

IL voyage autour de mon crâne

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    La galerie Barnoud propose une exposition personnelle d'Isabelle Lévénez, née à Nantes en 1970, qui vit et travaille à Paris. Pour sa deuxième exposition avec la galerie, l'artiste nous invite à traverser un environnement où projections, néons et dessins habitent littéralement l'espace. Véritable mise en lieu d'un paysage crânien, elle transforme Entrepôt 9 en un voyage autour de "son crâne". Le titre choisi par l'artiste, IL voyage autour de mon crâne, est une référence à ses propres initiales et au livre Voyage autour de mon crâne (ed. Viviane Hamy, 1990) de Frigyes Karinthy, dans lequel l'auteur témoigne de ses hallucinations apparues après une opération du cerveau datant de 1936. Fidèle à sa démarche habituelle, qui associe expérience personnelle et confrontation aux autres, Isabelle Lévénez s'est ici appuyée sur deux textes, le deuxième étant un essai du philosophe et historien de l'art Georges Didi-Huberman : Être crâne - Lieu, contact, pensée, sculpture (Giuseppe Penone), paru aux éditions de Minuit en 2000. Il y est question, notamment, d'une série de dessins intitulée Foglie (Feuilles), nés d'empreintes de l'intérieur d'un crâne humain, que Giuseppe Penone ─ un artiste qu'Isabelle Lévénez admire ─ considère comme "des paysages du cerveau". Aussi les oeuvres créées tout spécialement par Isabelle Lévénez convoquent-elles, sous la forme d'un vaste ensemble, l'image du crâne, le paysage et l'écriture, toujours présente dans son travail mais parfois ramenée à la répétition vibrante, mécanique et dynamique d'un réseau de hachures réalisées au fusain. À travers différents aspects récurrents dans sa pratique ─ dessins, vidéos, écritures ─ elle imagine un récit qui peut être regardé comme une suite à ses précédents projets. La série de dessins sur papier IL voyage autour de mon crâne (2015) résulte de la fascination exercée sur l'artiste par la complexité et la beauté plastique de l'intérieur d'une boîte crânienne. Esquissé avec de l'huile et des pigments, isolé ou lié à une silhouette éthérée, le cerveau prend une forme mi organique, mi végétale. La série Être pierre (2015), est issue de photographies de pierres couvertes d'algues séchées, collectées par l'artiste dans sa région natale, retravaillées numériquement puis rehaussées de mine de plomb et de fusain. Ce processus subtil donne naissance à des formes incertaines évoquant des têtes humaines. Dans un petit dessin associant brou de noix et feuille d'or, c'est le pouvoir d'imagination du cerveau humain qui est évoqué, à travers une forme abstraite semblable à celles créées au début du XXè siècle par le psychanalyste suisse Hermann Rorschach pour l'évaluation psychologique. La poésie est aussi source d'inspiration pour Isabelle Lévénez. La projection intitulée Générique (2015) fait défiler sur le mur une série de petites phrases, dont le sujet est "IL", et qui évoquent un personnage/l'artiste elle-même dans son rapport à un espace/paysage indéterminé. Parmi celles-ci : "IL SAIT QUE CE PAYS N'EXISTA PAS", qui fait écho à un vers du poème Prose pour des Esseintes (1884) de Stéphane Mallarmé. De paysage il est aussi question à travers l'expérience singulière des peintres romantiques telle qu'exprimée par la formule "il erre dans un paysage incertain", donnant son titre à un paysage dessiné à la mine de plomb sur du papier abrasif. De la même façon que nous appréhendons de plus en plus notre environnement à travers les écrans de nos Smartphones, GPS et ordinateurs, Isabelle Lévénez ramène le paysage à la verticale. Les planches de l'installation Être crâne (2015) symbolisent des barreaux qui enferment dans le "crâne paysage", soit le "paysage mental" tracé au fusain sur le bois, qu'un néon posé au sol éclaire artificiellement. La vidéo Chambre d'attente (2012) est une évocation du temps suspendu. Amatrice des peintures d'intérieurs quasi déserts et parfois baignés de lumière verte de l'artiste danois Wilhelm Hammershøi (1864-1916), Isabelle Lévénez nous invite à contempler le ballet de quelques feuilles de papier voletant sur le parquet d'une pièce vide sous l'effet d'un courant d'air dont la source est invisible. Une invitation à Être silence, titre d'une autre de ses oeuvres, présentée à proximité.

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