Votre action a été enregistrée avec succès !
Fermer x
Thomas Baumann

Inscrivez vous gratuitement pour suivre l'exposition Thomas Baumann et bénéficiez d'offres exceptionnelles exclusives.

Thomas Baumann

Tendency to movement

  • check

    j'ai vu

XExposition terminée

Fermer

Achetez vos billets


    Nous n'avons pas de billets disponibles pour cette exposition. Découvrez nos offres spéciales de billetterie dès maintenant !


    Thomas Baumann / Tendency to movement / 25 juin – 31 juillet 2015 / Vernissage le 25 juin de 18h à 21h / Dans son traité Principes sur le mouvement et l'équilibre, pour servir d'introduction aux Mécaniques et à la Physique, Jean Trabaud définit l’équilibre comme « l’état de plusieurs forces ou puissances qui agissent les unes contre les autres de manière que tout demeure en repos »1, suggérant par là même que le mouvement sous-tend l’équilibre. Constitutif de l’œuvre de Thomas Baumann, le mouvement en est la matière autant que l’outil. Dans cet industrieux dialogue entre esthétique et ingénierie, la mécanique précède la forme. « Avec l’aide d’une collection opulente d’instruments du registre traditionnel et classique à la technologie assistée par ordinateur, en passant par la physique, [l’artiste] dévoile une logistique déterminante pour son parcours artistique.2» L’équilibre s’illustre par la relation symbiotique entre l’imaginaire démiurgique et le degré d’inventivité des machines. Ces interfaces, indispensables à la fabrication de l’objet, sont parfaitement indissociables du résultat physique qu’elles engendrent. Les peintures, produites par une machine à couleurs dont l’artiste est l’inventeur, ne dérogent pas à ce processus créatif. A l’instrument, obéissant cependant à sa programmation initiale, est confiée la réalisation des œuvres. Ce dernier décline une infinité de couleurs, densités, tailles, motifs… Malgré la matérialisation des peintures par la machine, la paternité de l’œuvre demeure indiscutable. « Thomas Baumann n’essaie pas de remplacer le peintre par une machine qui peint. [Il] fait des peintures avec une machine et sa fonction pour l’artiste est celle d’un pinceau […]. [Cette dernière] est une extension et une incorporation des préoccupations de l’artiste quant à la manière de peindre ».3 Dans son rapport à la technologie, ce dernier ne s’inscrit pas dans la lignée des précurseurs de l’art cinétique, au contraire, « la technologie n’est pas élevée à un élément esthétique formel, mais est elle-même une partie du travail. Cela nécessite souvent des années de recherche et d'expérimentation avant qu’une sculpture fonctionne de la manière souhaitée. Il est question de résoudre un problème technique, d'établir un système en mouvement qui active […] la totalité de l'œuvre, comme un cycle fermé.4 » Animées, ses sculptures électroniques se déploient et évoluent dans l’espace. Restent les empreintes mentales de leurs variations. La génération d’une forme oblige à la destruction de la précédente. Ces formes évolutives convoquent la métaphysique héraclitienne du devenir5 et se rassemblent en une déclinaison d’états. The Wave décrit l’ondulation de la vague, qui naît, grandit et s’évanouit en un claquement. Sa trajectoire intéresse particulièrement Thomas Baumann en ce sens qu’elle a « deux amplitudes […] qui sont inhérentes aux considérations existentielles, ce mouvement de haut en bas est un principe très dynamique, une loi de la nature qui a des formes de manifestation rassurantes, déconcertantes ou alarmantes.6 » D’ailleurs, le mouvement de la vague est immersif car il « n’a pas vraiment de fin. Là où l’élasticité de l’acier s’arrête, [il] se poursuit dans l’air, sur les sols, les murs ou dans le corps humain – même si ce n’est pas directement perceptible.7 » L’ondulation continue sa progression tant dans la persistance des vibrations que dans les projections mentales des spectateurs. L’appréhension de la vague dépasse son strict déplacement physique et induit une compréhension plus large de son environnement, en lointain écho aux théories galiléennes du flux et reflux, depuis réfutées. « Dans l’équilibre les puissances tendent à des efforts opposés et parce qu’aucune ne prévaut, elles produisent le repos avec la tendance au mouvement.8 » Le point d’équilibre atteint par Baumann s’opère entre procédé et processus, entre intention et programmation, entre formes et forces. 1 TRABAUD, Jean, Principes sur le mouvement et l'équilibre, pour servir d'introduction aux Mécaniques et à la Physique, 1743, Jean Desaint & Charles Saillant, Libraires, 304 pages 2 FUCHS, Rainer, About the work of Thomas Baumann (Museum of Modern Art, Vienna) 3 RYAN, Julie, New Need needs new : The Paintaings 4 VEGH, Christina, Directrice de Kestnergesellschaft, Freedom, Movement, Assertion, Abstraction, Yearning: A Short story about Beam Statement (2007) by Thomas Baumann, 2008 5 MUGNERET, Mikaël, Ontologie, sciences cognitives et identité personnelle, sous la direction de Monsieur le Professeur Roger Pouivet, Ecole Doctorale Langues, Temps, Sociétés, Université de Lorraine. 6-7 BUCHER-TRANTOW, Katrin, SCHURL/HUEMER, Katia, Kunsthaus Graz, Interview - Thomas Baumann, Die Feder, 2004 8 TRABAUD, Jean, Principes sur le mouvement et l'équilibre, pour servir d'introduction aux Mécaniques et à la Physique, 1743, Jean Desaint & Charles Saillant, Libraires, 304 pages

    Dates 25/06/2015 - 31/07/2015
    Domaines histoire
    art contemporain
    Site officiel sobering galerie
    • nom_membre

      Connectez-vous

      Pour poster une critique