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Winshluss - Pas la peine de pleurer, personne ne te regarde...

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Winshluss - Pas la peine de pleurer, personne ne te regarde...

Winshluss Cool 2014 Encre, crayon de couleur et gouache sur papier 70 x 70 cm

Winshluss Le déjeuner sous l’herbe 2015 Production Zébra3 / Réalisation Buyself Pièce unique

Winshluss Le déjeuner sous l’herbe 2015 Production Zébra3 / Réalisation Buyself Pièce unique

Winshluss Le déjeuner sous l’herbe 2015 Production Zébra3 / Réalisation Buyself Pièce unique

Winshluss Guernikea 2015 Gouache sur papier 74,5 x 106 cm Production Zébra3 Pièce unique

Winshluss Version française (détail) 2014 Encre sur papier 21 x 29,7 cm Pièce unique

Winshluss Version française (détail) 2014 Encre sur papier 21 x 29,7 cm Pièce unique

Winshluss - Pas la peine de pleurer, personne ne te regarde...

Project room : PEYBAK, Abrakan

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    Le sujet qui l'intéresse de plus en plus, dit-il, c'est l'amour. On n'est pas sûr de ne pas avoir entendu « la mort ». Il précise : le couple. La vie domestique, celle qui commence souvent chez Ikea pour les classes moyennes. Et y finit parfois, comme en témoigne cette vision post-apocalyptique d'un magasin de la chaîne suédoise englouti sous une jungle fantasy, le parking devenu cimetière de voitures. Vision de défaite, certes, mais aussi de renaissance indécise, couleurs pastels tendres, composition semblable au Pèlerinage à l'île de Cythère de Watteau, mais qui aurait été traitée par un peintre chinois du siècle précédent.

    Pour sa troisième exposition personnelle à la galerie Georges-Philippe et Nathalie Valois, Vincent Paronnaud alias Winshluss, bien connu des amateurs de BD pour une poignée de livres cultes et un prix du meilleur album à Angoulême (Pinocchio, 2008), se penche sur l'ambivalence amour-haine. Cette dualité s'incarne dans un motif déjà ancien de son œuvre, qu'il aime citer : ce sont les deux poings de Robert Mitchum dans le film la Nuit du chasseur de Charles Laughton, portant l'un le mot « Love », l'autre « Hate ». Winshluss choisit d'habitude de ne reproduire que le poing « Love », en dessin ou en sculpture, séparé du corps, comme une mutilation.

    Cette fois, il nous offre les deux mains, ce qui est peut-être pire, collées sur leur rambarde à l'échelle 1:1, en résine pâle comme un fantôme 3D, installées à hauteur de regard du visiteur. Ces poings coupés ont ailleurs pour écho quatre peintures représentant des doigts castrés entourés d'insectes, peut-être le signe d'une frustration sexuelle si l'on se rappelle l'usage freudien que faisait Buñuel des mains dans Un chien andalou… Petits phallus qui se promènent tout seuls, mais encore prêts à frapper. Parfois il ne reste plus que la forme des doigts, plus que les trous où les glisser : ainsi de la canette de bière froissée Next, ou du poing américain marqué lui aussi « Amour » et qui s'intitule joliment Dans ta gueule mon amour. Comme quoi le vide appelle le plein.

    Dates 29/05/2015 - 11/07/2015
    Domaine peinture
    Site officiel Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois
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