Votre action a été enregistrée avec succès !
Fermer x
THE GARDEN OF FORKING PATHS

Inscrivez vous gratuitement pour suivre l'exposition THE GARDEN OF FORKING PATHS et bénéficiez d'offres exceptionnelles exclusives.

THE GARDEN OF FORKING PATHS

Davide Bertocchi

USELESS REVOLUTIONS, 2009

THE GARDEN OF FORKING PATHS

Une proposition de Rahma Khazam

  • check

    j'ai vu

XExposition terminée

Fermer

Achetez vos billets


    Nous n'avons pas de billets disponibles pour cette exposition. Découvrez nos offres spéciales de billetterie dès maintenant !


    THE GARDEN OF FORKING PATHS / Une proposition de Rahma Khazam / Davide Bertocchi, Tatiana Grigorenko, Meiro Koizumi, Daniela Ortiz, Esther Shalev-Gerz, Camila Sposati, Caecilia Tripp / 29 janvier – 28 février 2015 Vernissage le 29 janvier 2015, de 18h à 21h / Dans son ouvrage Maps of Englishness, publié en 1996, Simon Gikandi, théoricien du postcolonialisme, définit celui-ci "comme un code de l'état d'indécidabilité par lequel la culture du colonialisme continue de résonner dans ce qui était censé être sa négation." En prenant la définition de Gikandi comme point de départ, cette exposition rassemble sept artistes qui explorent l’héritage, non seulement du colonialisme, mais également d’autres discours hégémoniques qui continuent de retentir dans la culture contemporaine, alors même qu’ils ont été discrédités ou substitués. En atteste le travail photographique de Daniela Ortiz General Joan Prim i Prats, 2013. Il comprend, à côté d’images d’institutions qui ont financé et collaboré au colonialisme, une photographie d’une statue équestre de Juan Prim i Prats, un général catalan qui a joué un rôle important pour ce qui concerne la domination espagnole à Porto Rico, au Maroc, à Cuba et au Mexique. L’œuvre interroge la vision unilatérale du colonialisme provoquée par ces témoignages du passé colonial de l’Espagne. Comprenant une série de dix-neuf photographies en noir et blanc, l’œuvre d’Esther Shalev-Gerz intitulée A Gaze at Algeria - Look Only Through your Eyes, 1997, a été réalisée pendant la guerre civile algérienne, à une époque caractérisée par de sévères restrictions quant à la couverture médiatique nationale des conflits et pendant laquelle la plupart des agences de presse étrangères avaient fui. Shalev-Gerz a décidé d’employer la nouvelle technologie du streaming sur Internet afin d’atténuer l’isolement du pays: des images de volontaires à Paris – chacun regardant dans la direction de l’Algérie – ont été simultanément projetées sur plusieurs écrans installés dans différents lieux à travers la France et la même démarche a été répétée dans six autres villes (Rome, Skopje, Belgrade, Sofia, Istanbul and Bucarest). L’œuvre présente l’Internet comme un espace de conscience collective eu égard aux événements qui se sont déroulés en Algérie. Elle souligne la nécessité de maintenir un dialogue avec une nation dont l’identité postcoloniale restait fracturée et irrésolue. Alors que les œuvres précédemment mentionnées s’intéressent aux répercussions du colonialisme en Espagne et en Algérie, l’installation vidéo de Meiro Koizumi, Inder kommen sie / It’s a comedy, 2012, observe l’impact persistant de la chute de l’Empire du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’œuvre présente un acteur qui essaie de lire un livre d’Histoire japonais controversé, pendant que deux autres acteurs cachés derrière lui, de sorte que seuls leurs bras sont visibles, l’empêchent de lire en tournant les pages ou en obstruant son regard. Ce lecteur aux bras multiples évoque une monstrueuse représentation d’un Dieu indien, alors que le livre raconte comment le juge indien Radhabinod Pal a acquitté les chefs de guerre japonais lors du Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient (Procès de Tokyo 1946-1948): tout en reconnaissant les atrocités qui ont été commises, le juge Pal a estimé que le procès était une imposture. La vidéo explore ces controverses persistantes, qui sont inscrites dans l'Histoire et l'identité du Japon moderne. La série photographique Sleeping With Books, 2011-2014, de Caecilia Tripp met également en lumière le pouvoir des livres à façonner les idées et le comportement des gens. Chaque photographie de la série présente un livre influent des années 60 d’un auteur clé de l’époque, à savoir The Fire Next Time de James Baldwin, Anarchism de George Woodcock et Silence de John Cage. Les photographies livrent des aperçus de lecteurs contemporains engagés par ces textes. Chacun d’entre eux semble être plongé dans un sommeil méditatif pour mieux réfléchir aux notions de liberté, d’anarchie et de droits civils explorées dans les livres. Les images de Tripp soulignent la pertinence actuelle de ces textes fondateurs, à une période où les répressions politiques et sociales qu’ils cherchaient à combattre restent intactes. L’œuvre Useless Revolutions, 2009, de Davide Bertocchi est une double méditation sur l’efficacité des révolutions et la répression menée en leur nom. Une boule à facettes a été privée de sa fonction d’origine après que ses petits bouts de miroir aient été enlevés. La sphère noire qui autrefois réfléchissait la lumière, mais qui à présent l’absorbe uniquement, tourne sans but dans l’espace comme pour dénoncer la vacuité des idéaux révolutionnaires idéologiquement surdéterminés. Tatiana Grigorenko résiste aux récits hégémoniques en employant des techniques plus radicales. Son travail photographique The Disappeared, 2014, est inspiré par les photographies soviétiques retouchées où des individus considérés comme politiquement indésirables ont littéralement «disparu» de l'Histoire. Utilisant des instantanés pris par ses parents dissidents, originaires d’URSS, peu après leur arrivée aux Etats-Unis en 1978, Grigorenko a reproduit les photographies sur un papier de chiffon en coton épais et a employé le cutter, la peinture, le collage ou encore la feuille d’or, pour ôter de ces images sa présence d’enfant – et ainsi s’émanciper du bagage que représente le passé de ses parents. Enfin, Unlocking, 2012, de Camila Sposati est une impression digitale sur soie qui se compose d’un nœud central à partir duquel se ramifie un réseau élaboré de cercles et de lignes. Le morceau de tissu fait référence à l' histoire de la soie - notamment aux taxes sur la soie et d'autres produits, qui s’inscrivent parmi les facteurs qui ont précipité le conflit entre la Grande-Bretagne et ses colonies d'Amérique du Nord en 1775 - tandis que les lignes évoquent sentiers et chemins. Ainsi, Unlocking fait écho au titre de l’exposition – « Le Jardin aux sentiers qui bifurquent » – qui est également le titre d’une nouvelle labyrinthique de Borges. Les chemins labyrinthiques dans lesquels les œuvres de cette exposition choisissent de s’aventurer apportent un nouvel éclairage sur les héritages du passé. Rahma Khazam, 2015 (texte traduit de l’anglais)

    Dates 29/01/2015 - 28/02/2015
    Domaine art contemporain
    Période XXIe siècle
    Site officiel sobering galerie
    • nom_membre

      Connectez-vous

      Pour poster une critique