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Villes visionnaires

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Villes visionnaires

Sou Fujimoto Architects, Mirage City, 2013.

Villes visionnaires

Hommage à Michel Ragon

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    Conçue en deux volets, l’un historique, l’autre prospectif, cette exposition rend hommage à l’historien et critique Michel Ragon qui, dans ses ouvrages "Où vivrons-nous demain ?" (1963) ou "Prospective et Futurologie" (1978), fit découvrir les enjeux de cette architecture expérimentale au cœur de la collection du FRAC Centre. Dans l’après-guerre, des architectes refusent le diktat de l’architecture fonctionnaliste pour s’engager dans une redéfinition radicale de la ville. De l’analyse précise des mutations sociologiques de leur époque, ils tirent des « systèmes urbains » capables d’organiser de façon globale et d’anticiper les nouveaux modes de vie occidentaux. Yona Friedman est l’un des premiers à théoriser les principes d’un urbanisme spatial à l’échelle planétaire. Ses études sur la mobilité, énoncées à la tribune des CIAM (Congrès internationaux d’architecture moderne) en 1956, influent largement sur le développement du courant « futurologique » qui traverse les années 1960 et dont Michel Ragon se fait le porte-voix. Au travers de revues et au sein du GIAP (Groupe international d’Architecture Prospective), il diffuse les nombreuses recherches de cet urbanisme « prospectif » : villes plastiques ou organiques, aériennes ou souterraines, hélicoïdales ou obliques, en forme d’arches, de collines ou de ponts, ces cités du futur déploient de gigantesques infrastructures hors-sol, qui favorisent une circulation libre et continue des hommes et des informations. L’exposition s’attache à restituer cette quête de nouveaux territoires et de configurations urbaines capables d’accueillir les citadins à venir, à travers six sections thématiques et une centaine de maquettes, dessins et photomontages. Elle illustre comment, pour cette génération de « visionnaires », l’expérimentation et le brevetage de solutions techniques innovantes vont toujours de pair avec l’affirmation de l’image comme domaine de création et d’anticipation. Entre pragmatisme et utopie, les projets présentés, pour la plupart issus des collections du Frac Centre, incarnent l’optimisme des « années pop », le mythe d’une culture en quête de loisirs et de consommation, fascinée par le rêve cybernétique et la conquête spatiale. Extensibles à l’infini, ces villes « mégastructures » deviennent pourtant dès la fin des années 1960 un symbole d’oppression, ultime avatar d’une modernité en crise. Les architectes radicaux posent alors, sur un mode ironique, les prémisses d’une nouvelle conscience environnementale, délivrant des visions « négatives » d’une humanité asservie à l’idéologie du progrès. Au terme de ce parcours historique, l’exposition présente les projets contemporains d’une vingtaine d’agences d’envergure internationale et s’interroge sur la réappropriation aujourd’hui de ces enjeux à grande échelle. « La futurologie des villes a gagné le monde entier » écrivait Michel Ragon dans les années 1970. L’environnement urbain globalisé est désormais une réalité, qui émerge au croisement du bâti et du connecté, du sauvage et du maîtrisé. Les projets présentés répondent à la nécessité de repenser les nouveaux usages de la ville, de générer les ressources et de relier la micro-échelle de l’individu à la macro-échelle d’un territoire urbain en expansion. Quelles logiques les architectes développent-ils pour générer ou régénérer la ville, entre local et global ?

    Dates 19/09/2014 - 22/02/2015
    Domaine architecture
    Périodes XXe siècle, XXIe siècle
    Site officiel FRAC Centre
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