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Le Nuo

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Le Nuo

Exposition NUO

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Masques et objets cérémoniels rares de la culture ...

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    Le Nuo est l’une des composantes fondatrices de la culture chinoise. Ses origines ne sont pas bien connues, mes historiens s’accordant à faire remonter ses racines vers le Vème millénaire avant notre ère. L’idéogramme chinois du Nuo se rapporte à une pratique sacrificielle visant à éloigner les mauvais esprits. Il s’agit donc d’un rite de type chamanique fondé sur des croyances populaires remontant à la nuit des temps. Les références les plus anciennes au cérémonial Nuo consistent en des inscriptions gravées sur des os et des carapaces de tortue, remontant à la Dynastie des Shang (vers 11500 – vers 1050 av J-C). Mais c’est sous la Dynastie des Zhou (vers 1050 – 256 av J-C) que le Nuo acquiert un statu quasi officiel et devient un rite majeur de la Cour. Un département du gouvernement impérial lui est alors consacré. Par la suite, sous la Dynastie des Tang (618 – 907), le cérémonial Nuo se développe pour donner naissance à la danse Nuo . Il s’agit d’un spectacle lors duquel les danseurs portent des masques. Il acquiert de plus en plus une forme théâtrale pour finalement être considéré comme un opéra sous la Dynastie des Song (960 – 1279). Le nombre de personnages augmente et des divinités Bouddhistes et Taoïstes y sont intégrées. On voit également apparaître des héros légendaires qui viennent s’ajouter aux personnages archaïques. D’un sacrifice rituel, le Nuo s’est donc progressivement enrichi de danse, théâtre et opéra. On parle alors de la culture Nuo. Le Nuo a connu un fort développement à la fois sur le plan géographique et ethnique. A partir de berceau du Fleuve Jaune, il était pratiqué dans une grande partie de la Chine, aussi bien par les Han que par de nombreuses minorités. Et parallèlement à son statut officiel dans la Chine antique –où le Grand Exorcisme (DaNuo) était pratiqué une fois par an à la Cour- il était également pratiqué par les membres du clan de nombreuses communautés rurales. Avec l’avènement de la République Populaire au milieu du siècle dernier, et comme toutes les pratiques anciennes, le Nuo était considéré comme une manifestation réactionnaire qu’il fallait abattre. L’action des gardes rouges sous la Révolution Culturelle a été particulièrement dévastatrice, et le Nuo doit sa survie au risques pris par des maîtres de cérémonie et participants qui en ont secrètement perpétué la pratique et l’enseignement dans des régions reculées. Des masques et autres objets du rituel ont été cachés dans des grottes ou enterrés pour survivre à cette période de grande confusion. Le Nuo a commencé à timidement réapparaître au grand jour au cours les années 1980, particulièrement dans les provinces du sud de la Chine où les minorités ethniques sont nombreuses. Il s’est petit à petit transformé pour perdre de son importance en tant que rite sacrificiel et se réduire à une forme de représentation théâtrale. Un exorciste issu d’une minorité de la province du Guizhou explique de le maître qui l’a initié définissait le Nuo comme la pratique éloignant la souffrance des gens, alors que lui-même le considère maintenant comme un moyen de divertir les membres de son village. Depuis les années 2000, les chercheurs chinois et étrangers ont commencé à s’intéresser au Nuo . Mais malgré ce regain récent d’intérêt, les spécialistes considèrent que le Nuo est en grand danger de disparition, victime de l’acculturation due à la modernisation. Conscientes de ce risque et de la perte que cela représenterait pour la culture de leur pays, les autorités chinoises font des effort importants pour le protéger : des chercheurs sont encouragés à l’étudier, l’accès aux chercheurs étrangers est autorisé, des expositions et des spectacles sont organisés en Chine et à l’étranger, et en 2006 plusieurs objets de la culture Nuo ont été classés à l’index de l’héritage national intangible de la Chine. Ils proviennent de communautés Han, mais aussi des minorités Miao, Dong, Yi et Yao de plusieurs provinces du pays. De nos jours, le Nuo est encore pratiqué dans les provinces du Guizhou, du Hunan, du Jiangxi, du Yunnan, du Sichuan, du Shanxi et de l’Anhui. Les pratiques sont assez similaires mais des particularités locales peuvent fréquemment être observées. Il porte des dénominations différentes selon les lieux et les ethnies : Zao Tai Ji chez les Yi de Weimin, Nuo Tan Xi chez les Miao de Sinan, Dixi chez ceux de Anshun… Le masque est l’instrument central de la cérémonie Nuo . Il permet au pratiquant d’endosser la personnalité du personnage qu’il représente. Dès l’instant où il se pare d’un marque le pratiquant ne peut plus agir ni s’exprimer normalement. Il est habité par son personnage. Les masques sont généralement fabriqués dans du bois de peuplier, de saule ou de camphrier. Ces bois permettent de réaliser une sculpture très fine, ils sont légers et sont moins sujets au fendillement. En outre le saule est généralement considéré comme revêtu d’un caractère sacré. Certains masques sont laissés à l’état brut, alors que d’autres peuvent être peints ou encore laqués. Lorsqu’ils sont laqués, les masques sont assez souvent enduits et marouflés avant l’application de la laque afin d’éviter au bois de se fendre. Avant leur première utilisation, les masques sont consacrés et deviennent habités du personnage qu’ils représentent. Chaque cérémonie, danse ou opéra requiert l’utilisation d’un grand nombre de masques, pouvant aller d’une à deux douzaines jusqu’à deux centaines. Les principaux personnages peuvent porter des noms différents selon les régions, et un même masque peut représenter plusieurs personnages. Avant leur usage pour une représentation, l’ouverture de la caisse qui les contient fait l’objet d’un cérémonial, de même que la fermeture de la caisse après la représentation.

    Dates 04/03/2011 - 26/03/2011
    Domaines sculpture
    arts du spectacle
    art asiatique
    Périodes XXe siècle, XIXe siècle, XVIIIe siècle, antiquité
    Site officiel Galerie Véra May
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