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Lek Kiatsirikajorn

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Lek Kiatsirikajorn

Petong

© lek-kiatsirikajorn

Dad and the pong

© lek-kiatsirikajorn

Kai and petong

© lek-kiatsirikajorn

Mom

© lek-kiatsirikajorn

Lek Kiatsirikajorn

Photographe

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    Le travail se développe par séries, soigneusement sélectionnées, sans bavardage aucun, pour rendre explicite une attitude. Il s’agit, sans tenter de reproduire le monde, de le questionner dans ce qu’il a de plus fondamental, dans ses enjeux d’histoire personnelle aussi bien que collective, de se confronter au temps, de revenir sur le passé, de s’interroger sur l’avenir. Interrogations fondamentales, donc, qui ne prennent jamais la forme d’une démonstration – la photographie en est bien incapable – mais qui, silencieusement, discrètement, avec une indéniable élégance, s’affirment comme une évidence. On n’en voudrait pour preuve que la cohérence esthétique, malgré de notables différences d’approche, entre les deux ensembles majeurs que sont « As Time Goes By » et « Lost in Paradise ». Gros plans traversés par l’émotion pour des retrouvailles avec des parents qui ont vieilli alors que le fils était en train de se former à l’étranger, pendant sept longues années ou amplitude du cadre pour explorer les reliquats du « Paradis Perdu » - on peut également penser qu’il s’agit d’individus isolés perdus dans ce qui reste encore d’un Paradis en train de disparaître – d’un Bangkok en proie à la folie de construction et permanente de transformation ont en commun une attention à la couleur d’une finesse rare. C’est cette palette qui, sans jamais jouer la séduction, impose une perception d’un temps que nous ne pouvons situer, à la fois étale et daté, déjà versé au passé et pourtant là, comme en résistance. Ce temps, purement photographique, est réellement fondateur d’une approche du monde qui refuse la vitesse, qui s’attache aux détails ou sait prendre le recul pour trouver la distance juste. C’est cette étrange temporalité, alliée à des couleurs qui ne vibrent jamais plus fort l’une que l’autre, qui permet de recomposer le monde tel qu’il n’est pas, tel qu’il n’est plus, tel qu’il aurait pu être. La précision conceptuelle du propos, chez Lek Kiatsirikajorn, s’accorde toujours à la rigueur d’une forme qui ignore le décoratif : pour partager les émotions – qu’elles se fondent sur le plus intime ou sur un engagement -, pour transmettre un point de vue, pour affirmer des choix esthétiques et de vie, il s’agit juste d’aller à l’essentiel. En préservant une indispensable part de mystère. Texte de Christian Caujolle Octobre 2013

    Nationalité thaïlandaise
    Domaines Photographie
    Art contemporain
    Sexe Masculin
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